jeudi 7 janvier 2010
Ma saison 1999/2000 a 10 ans, putain !
Rendez-vous compte, il y a dix ans, nous passions - et surtout moi - en l'an 2000. Depuis plusieurs semaines, tout le monde nous disait alors que nous allions perdre nos ordinateurs et que même Will Smith ne pourrait rien y changer. Paco Rabanne, lui, annonçait une fin du monde inscrite dans les grottes. En réalité, nos PC aux vrais écrans ont survécu et nous avons pu continuer à « tchatter » dans les salons Caramail en écoutant Californication des Red Hot sur nos lecteurs Winamp, décorés de magnifiques « Skins », tout en gardant à la fois un œil sur ICQ et un autre sur les nouvelles ventes d'IBAZAR ! Loin de ce nouveau monde cyber, l'enfance était encore tellement proche...
Depuis 3 mois, je suis au lycée, mes cheveux gras et moi-même sommes alors très heureux et je n'arrive absolument pas imaginer que 10 ans ont passé. Bien sûr, des choses sont arrivées mais cette période me semble vraiment proche. S'il fallait se réveiller demain matin au son de Goodnight moon par Shivaree, attraper son Eastpak noir trop grave à la mode, mettre sa casquette rouge parce qu'on pense être le chanteur de Limb Bizkt (alors qu'en fait, on ressemble aux frères Mmm bop), aller se faire percer l'arcade pour ressembler à Drazic et se faire offrir son premier 33-10 pour jouer au « serpent » pendant les trois heures hebdomadaires bien trop longues de biologie (elles-mêmes, ayant remplacé la Sci-nat 98), il se pourrait que je signe sans réfléchir. Tout ça a 10 ans et ça, ce n'est vraiment pas possible !
Ma saison 1999/2000 ressemblait, à s'y m'éprendre, à un épisode d'Hartley cœurs à vif. Avec le recul, ma bande (et oui, il faut bien appeler un chat boutonneux, un chat boutonneux) et moi-même jouions du matin au soir. Nous jouions à être grands. À cette période, la plupart perdent leur petite fleur, mais chacun fait comme si cela était tout à fait normal, comme si tout le monde copulait déjà depuis quelques années, sans aucun stress intérieur... Les filles pouvaient crâner quand elles allaient chercher la pilule du lendemain au planning familial et le racontaient à leurs bons potes dans des lettres qui faisaient 342 pages. Si le temps leur manquait, elles pouvaient nous inscrire ces détails dans les « mots » de nos agendas à côté des « flyer » des super premières boîtes de nuit qu'on y avait collés. Le tout, assez rapidement si les « deuz » ou « troiz » de nos Marlboro light devaient tourner sous le préau. Ce lycée, cette classe de seconde 3, ce foyer équipé de distributeurs de bonbons et autres gaufres au chocolat ont été des décors fabuleux pour se lancer dans l'adolescence toujours plus pseudo adulte. Même si l'endroit m'a proposé de redoubler 140 fois par an ; même s'il y avait ces trajets en bus et surtout cette carte en plastique verte que j'oubliais 4 jours sur 5 ; même si mon entrejambe traînait au niveau des genoux parce que « skateboarding is not a crime » (laissant aussi ce cul de blondinet à l'air par tous les temps lorrains) ; même si, malgré l'abonnement en francs de la cantine, je n'y ai jamais mis les pieds si ce n'est pour aller taxer les exercices d'allemand à mes copines de classe ; même s'il fallait se justifier à la loge, chez les CPE pour ces retards si réguliers ; rien ne valait ces « cheak » chaque matin ! En dehors de l'école, enfin... du bahut, il y avait bien sûr ma chambre, attachée elle-même à cette toute nouvelle maison (octobre 99) qui me gardait les très rares moments où j'étais seul. Celle-ci abritait ma vidéothèque se limitant aux quatre premières saisons de Friends en VHS ou à mes nombreux CD singles trop méga la classe comme Pretty Fly (For A White Guy) d'Offspring ou ceux un peu moins la méga classe comme Oups I did it again de Britney encore Vierge Spears. Peu importe, j'ai 16 ans et un phénomène pour le coup bien plus cool s'était produit en même temps que nos premières moustaches (enfin... celles de mes copains ; de mon côté, il faudra attendre quelques mois de plus. D'accord, 6 ans de plus), à cet âge-là on gagne, en fin de compte, de la maturité, une maturité qui nous permet d'assumer nos goûts, notre enfance. Ainsi, Dorothée, les dessins animés et toutes ces choses si bonnes redeviennent trop cool et redécouvrir en groupe les chansons Bonheur City ou Max et compagnie, ça rend joyeux au point qu'on peut à nouveau épingler des Pin 's Club Do sur son sac à côté des groupes de punk qui débarquent dans nos lecteurs CD. Nos discussions passent de l'Inspecteur Gadget à Cypress Hill, du Lolita d'Alizée au bouc du leader de un peu feu Nickelback. Etre fun de cette manière, ça l'était pour de bon ! Les rendez-vous au cinéma étaient presque aussi fréquents que les diabolos sirotés chaque jour dans le même café d'ivrogne, pas du tout fait pour la jeunesse deux millième que nous étions. De la Ligne verte à Scream 3 en passant par Blair Witch, The Beach ou le Sixième Sens ; ces centaines d'heures passées dans les salles obscures étaient toujours l'occasion pour nous de faire n'importe quoi. Quand on est jeune, pousser ses copains ou crier devant des inconnus, c'est encore plus fun que de cracher, c'est dire !
Vous comprendrez qu'après ces années à écouter Jeune et con, à passer son bac, l'avoir mais ne jamais aller chercher son diplôme (tout comme le brevet, feu DEUG et même la licence), ce tout mixé formant ma personnalité d'aujourd'hui, je décide d'être encore un peu rebelle et je vous souhaite un bon retour en 99/2000, fuck 2010 ! Vive Loana !
(Conscient que ces dernières phrases ne veulent pas dire grand-chose, mais l'heure tourne et demain matin, mon pote Julien ne va pas courir avec moi jusqu'à ce foutu arrêt de bus, aucun siège bof confortable un peu orange-un peu brun ne m'y attendra pour terminer ma nuit branleuse. Demain, on est en 2010 et putain, je travaille et j'ai plus de carnet de correspondance !)
lundi 14 décembre 2009
Modern Family
Qu'est-ce qui fait une bonne série ? Deux choses ! Le casting et le scénario !
En effet, souvent le scénario est, pour la plupart des gens, l'élément qui fait qu'on accroche. Lost en est le meilleur exemple. En effet, comment vivre sa vie, en sachant que John Lock 2004 a enfin ouvert la fameuse trappe qui se trouvait sous l'île depuis le premier jour ? A ce moment, tout s'arrête, on maudit les longs mois à devoir patienter alors qu'on en est qu'au début, que plusieurs années plus tard, ce bâtard de Jacob nous apprendra vraiment ce qu'est l'impatience !
Si le scénario sort d'un J.J et qu'en plus, on y ajoute une dose de bon casting, on monte d'un cran et on se retrouve dans "Dexter". Ici, non seulement, on hurle devant sa télévision en découvrant un frère dans une mare de sang, un frère inexistant qui chamboule un cerveau, mais en plus, la distribution a tellement bien fait son taf qu'un Michael C. Hall devient un meilleur ami de vie, tant il est parfait à lui seul et fait oublier une soeur franchement pas terrible. On regarde, on scrute, on espère que ses loisirs créatifs ne seront pas découverts, qu'il réussira à dissimuler cette nouvelle tête de camé dans une bonne poubelle mexicaine et qu'il sera enfin heureux dans son rôle de papa qu'on échangerait presque contre le sien. Oui, un bon coup de casting nous fait aimer les tueurs en série, bien plus que de raison !
Dernière marche à grimper pour rendre une série exceptionnelle: le scénario parfait, vous l'aurez compris auquel on ajoute cette fois un casting parfait dans ses moindres recoins, sans faille, sans aucune Susan Mayer qui balade son lifting n°9 ou autre Ted Mosby de visage et personne ne travaille chez «Buy More». Dans ces cas précis et malheureusement peu fréquents, nous nous retrouvons dans les premières saisons d'"Alias", dans le, vous vous en doutez excellentissime "Big Bang Theory" ou dans la bible des bibles, "Friends". J'y ajouterai bien « Pas de pitié pour les croissant», mais j'aimerais garder la totalité de mes lecteurs qui, pour la plupart, s'accorderont à dire qu'en dehors de la fée Dodo, toujours jouissante de perfection, certains épisodes de fin de saison, manquaient un tantinet de suspense. Heurement «Jacky Larson» rattrape la réputation des croissants. Bref, ne nous égarons pas. Que ce soit avec Ross qui «Je te prends Rachel, euh Emilie !», Fran-Robot, laissant Fran-casseroles pour morte ou bien sûr le «(Toc toc toc) Penny. (Toc toc toc) Penny. (Toc toc toc) Penny», ici, la force du scénario et des dialogues ajoutés au moindre visage qu'on croirait conçu spécifiquement pour ce rôle particulier font que ces séries dépassent les autres et qu'on meurt pour elles, presque sans hésitation de sacrifice de grands-mères inutiles à l'échange de la saison en attente.
Comme tous les chemins mènent à Rome, de fil en aiguille et de boute-en-train, voici "Modern Family" qui pourrait fort bien, aux vues de mes premiers visionnages rejoindre le Top du Top de mon Top !
Modern Family raconte l'histoire qutidienne de trois familles, liées entre elles, qui participent à un documentaire de Télévision. Ainsi leur vie de tous les jours est entrecoupée par leurs confidences, face caméra sur ce qu'ils vivent au cours de leurs journées.
Tour d'horizon rapide des personnages :- Phil et Claire Durphy :

En réalité, Claire doit s'occuper d'un quatrième enfant, son mari, Phil. Ce dernier est, selon ses propres dires «un papa cool» qui connaît les chorégraphies d'High school Musical par coeur et s'exprime comme un ado, sans tomber dans la caricature, mais qui vanne avec la maturité d'un collégien.
- Mitch Pritchett et Cameron :
Mitch et Cameron viennent d'adopter un bébé au Vietnam. Mitch est préoccupé par son image et veut être parfait dans son nouveau rôle de père, il souhaite éloigner les clichés homosexuels de sa nouvelle famille, ce qui n'est pas évident avec Cameron, fan de Meryl Streep et qui présente leur nouvelle fille en portant l'enfant à bout de bras, éclairée par un spot sur la musique du Roi lion.- Jay et Gloria Pritchett :
Jay, père de Claire et Mitch est un gros ours, peu bavard, souvent de mauvaise humeur, nonchalant et nouveau marié avec Gloria, débarquant fraîchement de Colombie avec son fils, Manny. Toujours optimiste, une expression hispanique qui ne veut rien dire, à la bouche, la sublime jeune femme bien plus jeune tente de créer une bonne atmosphère entre son nouveau mari et son fils, obsédé par les filles et persuadé d'être un adulte.
Cette série est la bonne sitcom de la saison. Chaque personnage, des six principaux en passant par les enfants est drôle, bien pensé, finement interprété. Le talent d'Ed' O'Neill est loin d'y être étranger. L'éternel Al Bundy de «Mariés, deux enfants», déjà de mauvaise humeur constante, mais aujourd'hui bien moins 90's envoie avec son équipe 25 minutes qui déchirent tout. 10 épisodes sont dispo, Big Bang Moi vous les conseille sans modération ! ^^
Je vous laisse sur une des répliques que j'ai préféré. Gloria en interview :
J'ai toujours voulu une fille. Pour lui mettre des robes, la coiffer, m'occuper de ses ongles, la maquiller, Personne ne le sait mais jusqu'à ce qu'il ait un an, j'ai déguisé Manny en fille et j'ai dit à tout le monde que c'était ma fille. (Elle éclate de rire, un peu fière d'elle.)
Regard désabusé de Jay, assis à ses côtés.
Mais je ne l'ai pas fait souvent, je ne voulais pas que ça le rende fou. Quand il a trouvé les photos, j'ai dit que c'était sa soeur jumelle morte !
dimanche 8 mars 2009
Les baltringues servent leur soupe !
Je n’ai vu qu’une partie, je ne peux donc vomir qu’une partie de mon estomac, mais tout de même, avec entrain. Cette année, comme à l’accoutumée, l’émission donne l’occasion de revoir des individus qui ne vendent plus de disques depuis 19 ans et demi, comme Lââm, Liane Foly, MC Solaar, Julie Zenatti, Patrick Fiori, Nolwenn Leroy et autre Maurane. Mélangé à ce retour gagnant collectif, il fallait subir Christophe Maé et l’animalerie hurlante de sa voix insupportable. On nous a bien sûr servi l’humour "pseudo simplet" de Jean-Jacques Goldman à toutes les sauces, sans oublier le punch de Renan Luce et la colonne vertébrale de Christophe Willem. La frange d’Alizée a eu le droit de chanter en live avec sa copine Lorie. Leurs grands-mères respectives avaient, pour le coup, sorti le caméscope pour capter cette première mondiale ! Le reste du public avait les oreilles en sang !
Cette année, il est bon à savoir que les pauvres qui ne mangent pas, mangeront encore un peu moins, étant donné que le budget costumes a coûté un million de dollars, sans parler des décors et des accessoires. Heureusement, Zazie, 58 ans court toujours pieds nus dans Bercy pour montrer son côté bohème. Quelques euros de gagnés. Ah non, il fallait habiller Hélène Ségara ! Une chance, Chimène Badi n’était pas de la fête cette année, elle cherche une peau !
Ce qui est drôle avec cette secte, c’est que les artistes deviennent généreux avec le succès. Cette année, les Chtis, Ribéri et les animaux de Maé s’occupent de la misère. Ophélie Winter ou Patrick Sébastien , par contre, ne peuvent plus distribuer de soupe musicale depuis que leur image est devenue une bouche surdimensionnée ou un homme en mousse ! Heureusement, Catherine Lara qui lèche les couilles de Goldmann et les tétons de Line Renaud restera toujours avec un pied lesbien dans le Show biz de TF1 !
Les gens qui écoutent les beuglements détestables de Garou à longueur de journée entre deux émissions intellectuelles de Daniela Lumbroso doivent me trouver un peu dur avec ce gratin indigeste, alors, je l’avoue, j’ai un peu aimé une chanson. Si ! Elle réunissait 4 personnes que j’apprécie : Bénabar, Raphaël (venu avec des yeux qui sentaient tout de même la bonne douzaine de pintes), Claire Keim (qui est toujours dans mon cœur depuis qu’elle fut l’adolescente capricieuse Cordélia Volvani dans « Les yeux (aveugles) d’Hélène » en 95) et Jenifer parce qu’elle est belle et fait oublier cette trop petite Joséphine mon cul ! Tous les quatre ont interprété une chanson inconnue dans des costumes qui priveront les enfants d’une bonne souplette l’hiver prochain, mais ça évitait à Nolwenn et sa bosse de parader, godemichet au cul. Ca évitait à Zenatti d’exister, à Fiori d’avoir un piercing et à Palmade de croire qu’il avait une voix !
Même Michelle Laroque, pourtant parfaite, n’était pas drôle. Niveau drôlerie, ce qui l’était pas mal, c’est l’apparition de Laurence Ferrari et de son nouveau cou dans l’émission reportage qui suivait la spéciale Maé 20h50. La trop blonde m’a, en effet, amusé, elle portait un collier à raz du cou, mais ce cou est nouveau, on dirait celui de Gaston dans « La belle et la bête ». J’ai vraiment eu une angoisse qu’il n’explose dans les seins de Claire Chazal présente à ses côtés et ruinant ainsi le contrat de cette dernière avec Voici.
Pour conclure, je dirais qu’on en viendrait presque à regretter les débuts des Enfoirés, ils étaient deux et demi, ils étaient heureux. D’accord, il y avait les pantalons suants de cuir de Johnny et les tics de Véronique Sanson, mais, tout de même, ils étaient positifs, se droguaient ensemble, c’était un peu bien !
Nous sommes bien loin de Vanessa Paradis offrant un sublime « Mistral gagnant » au public et j’affirme haut et fort que Dorothée et Bernard Minet interprétant « Il faut chanter » au Club Dorothée, étaient bien moins pompeux, dégoulinant d’hypocrisie et d’artifices !
Découpons Christophe Maé et donnons-le à bouffer aux Musclés !
jeudi 5 février 2009
Revival du sous-pull !

Un énorme bon point pour ma tante France, qui m'a apporté au déjeuner quotidien, une chose que j'adore : un aller simple au pays fantastique du passé enfantin. J'ai découvert deux photos de ce temps où je pensais que les étiquettes accrochées dans les oreilles des vaches étaient leurs prix, celui où je ne vivais qu'au rythme du "Docteur" de Dorothée et où le look était vraisemblablement plus que secondaire.
Je partage donc avec vous ces deux clichés représentant mon cousin Manuel, dit "Lala", avec qui j'ai fait les 400 coups des années durant, ma fantastique grand-mère maternelle, dite la "Baume", le décor 80's du sapin et, comment ne pas l'évoquer, les collants inamovibles en laine. Tenue schtroumpf pour l'un et ensemble plus uni pour moi-même. Soirée complètement inexistante dans mes souvenirs donc réel plaisir à découvrir ces têtes de malins à première vue, 87.

mercredi 28 janvier 2009
Le grand n'importe quoi !
1) Comme me l'ont appris mes profs au collège, détaillons nos trois arguments, en laissant monter la sauce crescendo. Je me force, de ce fait, à mettre en bas de cette échelle, ma vie télévisée, alors que tout le monde sait que j'apprécie bien plus la compagnie de Martha Huber que celle de bon nombre d'individus du quotidien, je me force à rester au moins avec l'un de mes longs pieds ancré dans la réalité. Le second panard lorrain lui, fredonne déjà bien assez « Bonheur City » en refixant le flot ménager de la bonne à tout faire playmobil belle époque. Mes séries se trouvent à cette place malheureuse mais ce n'est que passager, je le sais. Cette troisième marche attribuée découle du visionnage des derniers épisodes de Desperate Housewives, saison 5. Après une pause insupportable de ma connexion internet, 3 épisodes m'attendaient bien au chaud. Après visionnage, devoir dédier à mes 5 femmes ce petit mais malgré tout « grand n'importe quoi » déstabilise. A la différence de bien des publics qui considèrent qu'au bout de 3 minutes les soufflets de Michael Scofield retombent plus vite que des Tancredi, je reste, de mon côté, en général, pantois d'admiration. Rendez-vous compte que les spécialistes américains avaient décrit dans la presse un essoufflement de Friends lors de la saison 2. Je suppose que ces journalistes et le public qui suit le mouvement aimerait qu'on déplace des îles à tour de bras. Rachel Green était pourtant, au moment de ces critiques en pleine confession de chat et Phoebe n'avait même pas encore eu l'idée de sa maison de poupées aux escaliers réglisses. Preuves indiscutables d'une mode discriminatoire totalement injustifiée ! Et pourtant, aujourd'hui, pour ces derniers épisodes en direct de Wisteria Lane, je me dois de rejoindre les déçus. En effet, pour ce numéro 13, Eli Scruggs disparaît. Il meurt sur le toit de Susan. Un choc pour tout le monde, à l'exception des téléspectateurs puisque nous venions à peine de faire connaissance avec l'ouvrier. A coups de flashback, nous découvrons que ce Eli était, en fait, une sorte de père Noël, qui, un jour ou l'autre, au détours d'un évier bouché a fait basculé la vie de toutes les héroïnes. Nous supposons donc, que depuis 5 longues années, Eli était toujours hors champ avec son air ! Jusqu'ici, j'ai toujours aimé ces retours en arrière, ils donnent l'occasion de revoir des Rex, mais, après 5 années, Bree version jeune ressemble aux personnages de Mars Attack et Susan, dont les liftings à outrance ne sauvent absolument pas la mise n'ont pas aidé ni à l'intérêt ni à la crédibilité de l'histoire. La bataille des pouvoirs entre Bree et la nouvelle belle-mère d'Andrew sentait déjà le vu et revu. Pendant ce temps, notre Dave aux joues roses ne se des-intrigue pas le moins du monde. Même semaine, même combat pour How I met your mother qui peine à se renouveler. N'a pas 10 saisons passionnantes dans les poches qui veut ! J'ai foi en Barney et Lynette, mais heureusement que la saison 5 de Lost et Dexter n'étaient pas loin, pour relever le niveau de ma semaine télé, car pour ces deux là, on était dans un petit bon n'importe quoi.
2) Grimpons d'un cran dans les manifestations grotesques du n'importe quoi. Le gros oeuvre de la maison terminé, les festivités du détail peuvent prendre le relai. Muriel Robin a tout expliqué sur les joies du chantier, elle a juste omis les cerises qui concernent les finitions. Entre toutes les petites boutades décoratives et/ou pratiques qu'on nous offre du côté du Portugal, je ne sais que choisir. Par principe, j'élimine directement tout ce qui est plaintes posées sur le sol et qu'on préfère ne pas fixer ou autre porte sans cadre, qui donnerait une dimension trop excessive à mon billet post Damidot. Parlons plutôt des décors plus insolites. Les électriciens, très en forme du certificat d'étude, ont décidé d'éclairer ma mezzanine de 1500m² à l'aide d'une luciole dirons nous. La pièce de ma vie se trouvant juste à côté et devant mettre en valeur mes pin's Nicky Larson ressemble à un pont noir rédangeois dont on devine bien au loin, un rayon de lumière. Une lumière si vive qu'on risque à coup sûr de se perdre entre deux disques de Corbier tout en se demandant si le chantier de cette du coup pseudo pièce vient d'être mise en travaux. Je pense sérieusement mettre mon bleu (enfin celui de mon copain Bibi, moi je n'ai que des bretelles !) et décrocher ce néon pour l'installer moi même à l'intérieur d'une boite à bijou insupportable. Pour ce qui est de la palme, elle revient à l'intellectuel peintre de service qui s'occupe du garage. Le gentil nous a réservé un accueil haut en couleur, il y'a quelques jours. La gitane sans filtres au bec, l'artiste nous a offert un chewing-gum géant en guise de range voiture. Ayant l'âme à peu près aussi bricoleur que mon père, je concède à la terre entière que je ne compte pas traîner d'heures libres en jours fériés à poncer une alarme de tiroir dominicale dans la pièce buveuse de bière de la maison, mais tout de même, échanger mon blanc passe partout en bleu vif, faut oser. A brûle pourpoint, le dandy n'a pas hésité à nous exprimer son cas de pinceau, à savoir qu'il n'avait plus de blanc. Je pense qu'avec une telle réponse, on peut mourir tranquille. Sous peine de lui confisquer son jean taille raie préféré, l'ami repeint mais la seconde place du grand n'importe quoi, lui va comme un gant angora !
3) En première position, nous retrouvons mon rythme de vie ces derniers temps. Bien entrainé depuis quelques semaines à finir la vie de Justin et Brian, le rythme de croisière augmente, en particulier quand l'ancien présentateur du tic tac boum jeunesse on the top me tient sur MSN jusqu'à 3 heures du matin. Dormir 4 heures avant d'affronter les demandes récemment pornographiques des clients, c'est chaud.
L'enchainement de ces nuits trop courtes n'a pas encore eu sa conclusion, puisqu'hier, après une soirée Koh Lanta entre copains, ma nouvelle acquisition nous a maintenue chantant jusqu'à 3 heures du matin, une fois de plus, puisqu'il s'agit du nouveau Sing Star sur PS3. L'option numéro une est qu'on y trouve « l'ordinateur » de Dorothée, un régal. On aurait préféré « Bats toi » mais c'est un bon début. Comme si cette galette en elle-même ne suffisait pas, désormais, nous pouvons acheter des titres supplémentaires en ligne. 600 chansons ! Un vrai marché. Comment peut-on dormir alors qu'un micro et 2 Unlimited nous attendent dans le salon ? Évidement, après avoir enflammé le tapis et fait chauffé les cheveux de Jean-Pierre François, le réveil a été sympathique. Sorti du lit 10 minutes avant le départ, j'ai reporté ma douche à midi et j'ai eu l'impression toute la matinée de me pavaner avec des dents jaunes fluo et la marque de toute ma chambre en relief sur ma joue si blanche. Avant de vêtir mes habits de lumières à 13 heures, je ne ressemblais donc à rien pour cette vieille qui me disait qu'elle ne pouvait pas offrir « Rox et Rouky" à sa petite fille, le spectacle étant trop violent. Elle ferait mieux de mourir un coup et moi de dormir, parce que ça, c'est vraiment n'importe quoi !
mercredi 31 décembre 2008
2008 - FIN !
Rentré du travail il y’a une heure, les yeux fatigués dû à la veille ou le visionnage de Meadowlands m’emporta jusqu’à l’épilogue conclu à 2 heures du matin, il me reste un peu de temps pour cette question de la plus haute importance : Est-ce que j’aime fêter la nouvelle année ?
De l’enfance, il ne me reste que très peu de souvenirs de ces prétendues fêtes. Je me rappelle surtout de celles passées chez ma grand-mère maternelle à suivre les aventures prime time de Dorothée. Celle-ci recevait pour l’occasion Ray Charles, Chuck Berry, Percy Sledge, Mungo Jerry… pour chanter avec elle les standards de nos parents. On avait bien sûr droit aussi aux vedettes francophone comme Hugues Aufray et ses cheveux, Dave et ses toujours cheveux, Sylvie Vartan et ses yeux, Antoine et sa tête, Adamo et sa neige etc etc… Bien sûr, il en fallait aussi pour le public ado que nous étions ainsi Hélène d’Hélène et les garçons, Christophe Rippert des années facs et Babsi de Salut les Musclés avaient rendez-vous au Carlos Bar avec Nana Mouskouri et les Scorpions. Entre une chanson de Lagaf et un sketch de Karen encore Cheryl mais déjà plus Hugo délires, Dorothée me chantait son 2394 et il ne m’en fallait pas plus ! De 11 heures à minuit, je devais courir dans la rue avec des pétards et des bidules qui pétillent. Une fois sous la couette, je me repassais le « Dorothée rock’N roll Show » pouvant accélérer les chansons de Mallaury Nataf venue exceptionnellement habillée pour me délecter des « Si j’ai menti » de mon idole. Le bouquet final sur mes VHS de 4 heures étaient le visionnage de l’après minuit puisque Bernard Montiel présentait alors, à défaut de pouvoir se mettre en jupe avec les voix off détestables de Vidéos gag naze, les filles du lido. Nous sommes en période de fêtes donc j’arrête ici la narration de ce qu’il se passait alors sous la couette de nouvel an.
Quelques 31 décembre plus tard, alors que Dorothée n’était plus à la télé et que donc David Hasselhoff n’avait plus d’invitations en France mais uniquement une veste clignotante en souvenir de la chute du mur et de sa carrière, alors que je ne pouvais plus dormir avec ma grand-mère et encore moins mettre mes t-shirt Waikiki, est arrivé le temps des sorties sans les parents. J’ai dû faire ma première fucking Saint Sylvestre indépendante chez mon copain David dont les parents boulangers n’étaient pas là. Notre programme de fous furieux était de trainer avec des filles qui mettaient du rouge à lèvres noir et qui comme nous, se réveillaient au son de « Come as you are ». Entre deux moments rebelles crachages de pipasol, nous n’oublions pas de nous échanger les dernières cartes postales des Spice girls bien sûr. Aujourd’hui, nous pouvons l’avouer, Kurt côtoyait grave Mel C dans nos discussions. Nous avons donc dû fumer une cigarette, traîner sur la place du village, certaines dont nous tairons le nom semblaient déjà disposées à devenir de bonnes putes et la soirée s’est finie par le visionnage en groupe de Simetiere dont le chat qui d’après mes souvenirs, ferait passer le Salem de Sabrina l’apprenti menton pour le roi de la marionnette, a tout de même réussi à faire sursauter nos petits culs de pré-pubères 98 !
Les meilleurs 31 ont été, sans conteste, ceux des années lycée. Que ce soit à 5 dans une chambre laissant libre cours aux cheveux trop longs et aux chorégraphies homosexuelles aux premières sorties en boite de nuit pas du tout hype mais carrément jouissive de liberté et d’insouciance en passant par les amitiés de l’enfance qui refont surface et qui organisent avec moi des nuits dans la neige ou des fêtes mémorables de 1002 personnes qui pensent avec leurs baggy et qui passent nouvel an dans le dernier clip d’Offspring.
Depuis quelques années, Nouvel an est toujours cool car contrairement à ce qu’Hartley Cœurs à vifs a voulu nous faire croire, les amitiés durent, même quand on arrête les piercings et le graffiti, on se retrouve toujours, certaines années avec les uns, les suivantes avec d’autres, mais les petites bonnes soirées à chanter Goldorak et à mourir dans du fromage à raclette existent toujours.
Comme pour Noël, finir le taf 3 minutes avant le début del'évenement me donne toujours l’envie de rejoindre Allan Parish dans son jeu, mais comme les gueules qui vont sonner à la porte sont toutes sexuellement envisageables, allez va, bonne année gros !